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ORIGAMI : Vecteur d' Intégration Sociale

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madfolder
Ori Sensei
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ORIGAMI : Vecteur d' Intégration Sociale

Message par madfolder » 17 févr. 2019, 14:41

Je me permet ici un partage dans un but bienveillant et de reconnaissance positive de l'autisme .
Ce texte paraîtra à certains "égocentré" (image liée directement a soi), par opposition à "narcissique" (image de soi liée a "l'autre"). C'est possiblement un point essentiel : image de l'autiste dans sa bulle .

Origami : Vecteur d’Intégration sociale

Ce texte a pour vocation de mettre en perspective à quiconque aurait/se sentirait différent qu’il y a toujours une voie vers le « vivre ensemble » et ne pas être isolé avec sa différence, telle qu’elle soit, que ce soit facile ou non.

Peut-être connaissez-vous mon intérêt exagéré pour l’origami :
-plier tous les jours depuis 20 ans (depuis 1998) en étudiant son histoire, la connaissance des styles et techniques, obtenir mon propre style dans mes créations, et finalement en avoir fait ma profession.
Celui-ci est un de mes nombreux « intérêts spécifiques ». Ma manière de les gérer est toujours la même :
Un système de classification stricte et un approfondissement dans un esprit « jusqu’au-boutiste ».
Après avoir plié les bases traditionnelles japonaises de 1998 à 2001, j’ai trouvé dans les librairies japonaises de Paris, des livres plus techniques. A cette époque, il a fallu que je connaisse tous les modèles possibles, c’est ainsi que j’ai perfectionné ma bibliothèque mentale de techniques. Je peux affirmer que je connaissais de tête 120 animaux différents en 2003.

La vie scolaire :
Suite à une enfance, assez solitaire, où je me passionnais pour l’archéologie, la mythologie et l’Egypte ancienne, l’étude de l’espace, la paléontologie avant l’âge de 8 ans et l’intérêt pour la physique et chimie dès 9 ans, l’étape collège a été marquée par les extrémités scolaires : de la mauvaise moyenne si aucun intérêt, à l’excès des 18 à 20 dans le cas contraire.
J’ai le souvenir d’un manque de compréhension des attentes et des émotions de l’autre, voir dans la transmission des miennes, ne me permettant pas un relationnel aisé avec autrui, j’ai souvent été mis à l’écart.
Je n’étais pas heureux mais cela paraissait être le contexte : les enfants sont durs entre eux à cette période …

La période « lycée » a été marqué par un renforcement des problématiques avec l’autorité et une continuité dans le manque de relationnel (éviter tous rassemblements tels les anniversaires, etc...). Le problème du perfectionnisme dans les domaines de prédilection où la manière de s’exprimer amènera une notion d’égocentrisme extrême dans les retours, autant avec les «camarades» que les professeurs. Je serais même qualifié d’extrémiste à cause de mon comportement sans demi-mesure.

De la naïveté de la petite enfance, au collège où l’on se découvre et construit en subissant sans contrôle, jusqu’ au lycée où l’on devrait acquérir une identité, tester, analyser, c’est tout au long de ces périodes scolaires que je vais mettre en place une grande particularité de ma personne et qui me portera toute ma vie:
L’effet caméléon [stratégie de compensation : mimétisme] :
Mimer les codes sociaux pour compenser les lacunes émotionnelles courantes les gestuels et autres stimuli sociaux et gagner en empathie cognitive (à ne pas confondre avec sympathie, compassion).
A ce jour le seul décalage que je laisse transparaître est encore une difficulté à regarder mon interlocuteur dans les yeux.
Avec l’âge cette stratégie s’avère être un piège qui se referme sur soi :
Aujourd’hui, à 40ans (2018), je suis dans l’incapacité d’interpréter mes propres émotions car je ne sais dire si elles sont véritables ou issu d’un mimétisme.
J’ai toujours pensé être un excellent caméléon, mais au regard de mon vécu, force est de constater qu’il y a toujours eu ce décalage, cet aspect « hors normes »avec les autres et de perpétuelles incompréhensions …

Le changement méthodique :
C’est lors de cette dernière période de Lycée, vers mes 20 ans (1998), que l’origami est arrivé et dans un premier temps celui-ci m’a permis de retrouver une sérénité car comme le disait Akira Yoshizawa :
« Quand les mains sont occupées, l’esprit est en paix ».
L’origami est avant tout un art solitaire et c’est dans cette solitude nécessaire que je vais pouvoir me retrouver.
C’est avec l’origami que je vais mettre en œuvre une manière différente d’aborder l’autre en l’utilisant comme vecteur d’intégration sociale, en écartant le regard de ma personne vers l’intérêt. Ainsi, je vais pouvoir l’utiliser pour m’insérer, par le geste mais tout en restant discret derrière le bouclier qu’est la feuille de papier.
L’origami a cet avantage qu’il est un art visuel que l’on peut montrer aisément, il surprend et capte l’attention. Cela m’a permis de rester dans un « cadre » connu et sécurisant et une manière possible de se faire remarquer de façon positive au sein de la société.
Cependant, il survient un moment où l’échange doit se produire et où l’on perd l’assistance : quand on s’engage sur des échanges unilatéraux, de la géométrie, l’aspect cognitif, social, historique et philosophique de l’origami que l’on a pris soin d’étudier afin de connaître ce en quoi on s’implique, ceux-ci deviennent rapidement lassants pour l’interlocuteur.

A 25 ans, je prends connaissance de l’existence d’une association, le Mouvement Français des Plieurs de Papier. J’entreprends d’en faire parti mais je ne saurais dire si cela faisait parti de l’aspect « jusqu’au-boutiste » du domaine concerné ou un réel intérêt de rencontrer d’autres pratiquants.
Mon premier contact visuel avec le MFPP a été désastreux, leurs réactions a été terrible pour moi. Je n’étais pas prêt à être enfermer dans un local au milieu d’un rassemblement de plieurs, la quantité d’information « social » était trop importantes agrémentée d’un niveau sonore élevé. Je n’y suis resté que peu de temps, assez pour avoir le contact nécessaire qui m’a permis des échanges plus confortables, puisqu’ en comité restreint de 2 personnes avec Eric Joisel, à son domicile. J’étais en présence d’un Maître, les conversations étaient axées sur notre centre d’intérêt commun, moins de contraintes.

Une autre particularité de ma personne liée indirectement à mes intérêts spécifiques :
Mes routines inflexibles, repères me sécurisant. La notion d’ordre est importante, elle régit tout ! Pas seulement l’ordre de chaque objet dans l’espace mais aussi l’ordre des phrases dans une discussion, l’ordre à établir dans les gestes d’une action, l’ordre dans les actes de la journée, les priorités doivent être réglées dans l’ instant ou elles ne sortiront pas de mon esprit , à savoir que ce que j’appelle priorité pourrait vous sembler anodin.
Chaque chose doit avoir sa place et si une chose est déplacée, je deviens irritable pour ne pas dire colérique. Comme le fait que j’étais à ma place dans le logement où j’ai grandi et ainsi le garder 36 ans.
Quand à la notion de temps : il faut manger à 12h et 19h, sinon je deviens irritable. Il m’est impensable d’être en retard, que ce soit un rendez vous ou un acte anodin.
Tous ces comportements auront pour conséquence indirecte une rupture avec ma compagne de l’époque.
Après 4 ans, une séparation est survenue le vendredi 09 janvier 2009. Je n’étais pas préparé à une telle cassure, je l’ai vécu difficilement et face à cette situation de stress élevée il m’a fallu mémoriser le nombre PI avec 144 décimales, sorte de routine éludant la problématique et donc le stress inhérent. Réaction typique de mon fonctionnement.

Je me suis aussitôt replongé dans l’origami avec cette fois ci la possibilité d’échanger sur le sujet en étant réellement invisible : Internet. Les réseaux sociaux m’ont permis d’intégrer une communauté, d’échanger sur un sujet de prédilection et ne plus monologuer comme une échappatoire à ma différence.
Paradoxalement les difficultés à se retrouver au sein d’un groupe et communiquer n’en retirent pas moins l’envie d’accéder à une vie sociale et en ce sens, internet a ses limites.
De plus cela ne retire en rien les problématiques de troubles du langage inapproprié au contexte social (transitions, mots hors contexte, *idiosyncrasie* ou mauvaises interprétations), ces altération qualitative des interactions sociales m’ont amené à être dépassé par un comportement impulsif et contestataire qui a souvent prit le dessus lors d’interventions sur le net, forum de pliage. [Stratégie de compensation : déni/arrogance]

C’est par le biais des réseaux sociaux que j’ai pu reprendre contact avec des adhérents du MFPP et que j’ai réintégré l’association en mai 2012.
Faire parti d’une association c’est faire parti d’un tout, être un membre d’une communauté et participer à la vie de celle-ci sans obligation car l’on peut à tout moment être un membre invisible tel les réseaux sociaux.
Je ne saurais dire si je me suis investit dans l’art de l’origami car celui-ci m’a permis, plus qu’autre chose, de m’insérer dans un contexte social mais j’ai l’assurance que la création de mes modèles m’a permis d’aller vers les autres. Une œuvre origami que l’on vient de créer ne vit que si elle est vue, et j’avais éprouvé un certain plaisir à montrer mon travail lors de mes expositions. Cela allait donc de soit que je participe aux conventions pour y montrer mon travail comme une façon de participer à la vie de l’association.

Etre soi-même :
J’ai été licencié le mercredi 09 octobre 2013, après 11 années dans mon entreprise.
Début 2014, je ne me vois absolument plus en capacité de retourner dans le monde du travail avec ces codes, ses aberrations, son désordre.
Je décide de devenir artiste professionnel Origami, une voie toute tracée pour une personne qui a toutes les difficultés du monde à travailler avec les autres. Dans cette voie solitaire, je vais pouvoir maîtriser le cadre professionnel à ma guise, au sein d’un système ordonné, clarifié : le mien.
Rapidement j’entrevois comment mettre en place des cours de manière pédagogique, méthodique, il ne peut en être autrement. Chaque cours est étudié au préalable, préparé sur le papier et testé à l’oral, en temps réel, pour éviter tout faux-pas qui pourrait me faire perdre le contrôle parce que, dès lors, je vais me mettre en avant face à une assistance.
Ma première expérience en tant que professionnel a malgré tout été marquée par le perfectionnisme lié à mon intérêt profond. Je n’ai pas pu appréhender le niveau de difficulté trop élevé en terme de visualisation dans l’espace, problématique pour ce groupe d’adultes dont certains, frustrés, n’iront pas au bout, je remercie l’indulgence dont ils ont fait preuve à mon égard. Je n’étais absolument pas à l’aise car j’ai du énormément interagir.
De ce point de vue, les 3 années qui vont suivre vont être bénéfiques pour moi car elles s’effectueront dans le cadre des Temps d’Activités Périscolaires. J’avais moins d’appréhension quand aux regards des enfants envers moi, et dans ce cadre scolaire, je faisais office d’autorité, je pouvais œuvrer sans être en permanence aux aguets sur ce que je dois dire ou faire. Mais surtout, c’est grâce à eux que je vais réussir à mettre mon perfectionnisme de coté afin d’adapter mon niveau ; aller à l’essentiel a été un travail désorientant pour moi mais surtout un nouveau point de vue.
Ces premières expériences professionnelles se situeront à proximité et sur la ville de Fécamp, ville où je rejoins chaque week-end ma compagne qui a finit ses études d’infirmière et qui vient de trouver son emploi ici-même.
Nous décidâmes donc de trouver un logement afin de vivre ensemble, après avoir passé 36 ans dans le même logement depuis l’enfance…
C’est dans ce logement que je vais établir sur tout le dernier étage, ma nouvelle bulle, l’atelier d’origami avec mon papier, mes œuvres, mes livres, mon univers rien qu’à moi. Confort nécessaire. (septembre 2014)
Etre artiste professionnel implique bien évidemment beaucoup de temps pour soi et j’ai mis ce temps à profit en créant énormément. Les 2 à 3 premières années, j’ai créé pratiquement 2 pièces par mois.
Mon style se perfectionnait en même temps que mes techniques s’approfondissaient et il me semblait ne plus avoir de limite dans ce que je pouvais réaliser, jusqu’ à décider en novembre 2015 de plier au hasard, sans réflexion préalable et ainsi défier ma synesthésie, afin d’obtenir des pièces tout aussi complexes dans le mélange de style que j’affectionne. Même en pliant sans réflexion préalable, chacun de mes premiers jets à toujours été à la hauteur de mes attentes.
Mes besoins de repères ont été un des points forts au départ avec l’origami traditionnel, rigoureux dans la méthode.
Après tant d’année où j’ai réussi à m’écarter de cette rigueur dans ce domaine précis, on pourrait poser la question d’une possible adaptabilité/évolution du comportement dans le temps grâce à l’intérêt spécifique ?
La création en Origami m’a apporté un certain détachement sur la notion d’espace, d’ordre dans l’espace.
En cassant la rigueur des plis par le pli courbe et le modelage, je crois que j’ai pu prendre du recul sur le « chaque chose à sa place » et tout ce qui en fait parti comme l’archivage systématique.

La société appelle tout cela des troubles, cependant je ne vous ai jamais paru handicapé, surement car je ne le suis pas, je suis juste différent, Je suis Autiste Asperger !

Diagnostic officiel : Docteur Pison-Dumeur, spécialiste Trouble du syndrome d’Asperger, Paris

Eric VIGIER

« La richesse de leur vocabulaire, leurs excellentes performances dans des domaines bien spécifiques, leur promptitude à engager la conversation, leur fantaisie trompent. Car derrière la façade d'une connaissance quasi encyclopédique et une éloquence charmante, se trouve un individu en souffrance pour qui le monde est un spectacle désordonné et incompréhensible. »
Peter Vermeulen, Comprendre les personnes autistes de haut niveau : Le syndrome d'Asperger à l'épreuve de la clinique

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage. Il a une origine neurologique associé à un problème génétique, se distingue par le fait que l’intelligence de la personne atteinte demeure intacte bien que les troubles neurologiques affectent l’activité du cerveau. Les sujets atteints par ce syndrome ont des difficultés à se sociabiliser et à interagir avec les autres personnes. Cette anomalie entraîne une perception différente de la vie et du monde qui l’entoure par le patient, et des anomalies dans les interactions entre personnes.

S’informer sur le syndrome d’asperger:
http://www.syndromedaspergerlewebdoc.fr/
Dernière modification par madfolder le 03 juin 2019, 14:56, modifié 1 fois.
La poésie s' écrit sur le papier. Chez nous, le papier devient poésie !
le plieur fou

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Kaze
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Re: ORIGAMI : Vecteur d' Intégration Socale

Message par Kaze » 18 févr. 2019, 10:36

Merci mille fois de partager ce texte avec nous, Madfolder ! :yipi: Je l'avais déjà lu dans le numéro 150-151 du Pli : c'est vraiment un très beau texte, sincère, touchant et courageux (-- et même si c'est sur un autre plan, j'ajouterai : très bien écrit ! J'aime beaucoup ton image de la feuille de papier comme bouclier, et le choix, frappant, de réserver la question de l'autisme pour les dernières phrases).

J'espère que beaucoup de gens le liront ! Il m'a permis de comprendre finement ce qu'était le syndrome d'Asperger, précision très utile quand on voit à quel point il est difficile de se repérer dans cette énorme nébuleuse unifiée sous le nom de "troubles neuro-développementaux", alors même que cela recouvre des situations complétement différentes. Enfin, c'est surtout un très bel exemple du pouvoir de l'origami. :cc:

Je profite de ton passage par ici pour te rappeler qu'on est nombreux à espérer revoir un jour tes créations sur le forum :wink:. Autrement tant pis : j'espère qu'on les verra à Colmar !

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Firmin
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Re: ORIGAMI : Vecteur d' Intégration Socale

Message par Firmin » 18 févr. 2019, 12:08

Bonjour

Ce partage est fort interressant, je n'ai pas pour habitude de dévoiler ma vie cependant je tiens également à dire pour te répondre et te soutenir.

Que malgré mon jeune âge j'ai fait 3 dépressions, dont une qui me conduisit à l'hôpital psychiatrique pour adolescent de Strasbourg et l'autre au CRA
En effet l'été dernier suite à de fortes crises d'angoisses, l'on me fit faire un test de QI il se trouve que la moyenne va de 90 à 110 et que pour le moment je suis à 106 les médecins pensent donc que je suis autiste, non pas asperger mais de haut grade. La différence réside sans doute dans le potentiel et la capacité sociale de l'individu, bien que je sois persuadé que cela ne fait aucune différence dans la justesse de ton travail car le moteur d'un travail efficace est selon moi la passion l'envie
La détermination et le courage

Voilà pour ce que j'avais à dire et je suis content que tu ai trouvé le chemin de l'origami tant pour t'épanouir que pour donner envie à d'autres de faire pareil, et de progresser que ce soit dans l'art du pliage du dessin ou de la musique ou encore dans d'autres domaines. Le fait de voir des créations donne de l'espoir et permet de ce dire, oui c'est possible je peux moi aussi progresser apprendre et donner envie aux autres de plier

Bonne continuation et navré pour le peu de ponctuation
Dernière modification par Firmin le 18 févr. 2019, 19:32, modifié 1 fois.
Voici ma galerie flickr,
https://flic.kr/ps/3sA81f

Lorsque le plieur se plie au règles du plis...
Ses mains retrouvent leur liberté de mouvement et la présence de son esprit n'est que subsidiaire

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cecile
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Re: ORIGAMI : Vecteur d' Intégration Socale

Message par cecile » 18 févr. 2019, 13:05

Merci de partager ce texte avec nous.
Il contient beaucoup, et je ne saurais pas forcément trouver les mots pour y répondre ou rebondir.
Toutefois, entre beaucoup d'autres clés de lecture, celui-ci, comme la réponse de Firmin, rappelle que derrière chaque plieur se trouve une personne, avec son vécu, ses spécificités (j'allais parler de forces et faiblesses mais je n'aime pas l'idée de jugement de valeur de chaque caractéristique personnelle que ces notions portent).
Nous venons tous chercher des choses différentes dans le pliage, et parfois nous y trouvons ce que nous étions loin de chercher.
Personnellement, je ne me suis pas mise au pliage pour y trouver du lien humain, mais je suis heureuse des rencontres faites (la tienne entre autre :wink: )et de la perspective de celles à venir, des amitiés fortes, ou juste des discussions de coin de table sans lendemains avec l'un ou l'autre, et de tout le camaïeu de liens qui se créée, et se créera encore autour.

Il y aurait trop à dire, mais en quelques mots :il me semble important de tendre vers la bienveillance, et admettons que notre ressenti ou notre perception n'a jamais rien d'universel même quand il s'agit "juste" d'origami. On n'y arrive pas toujours, a fortiori d'un bout à l'autre de la Toile, mais ça vaut le coup de continuer d'essayer.

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